Pour la deuxième exposition de cette année, Les Amis d’Eugène accueillent les peintures de Nicole Koch et les gravures de Didier Hamey (http://didier.hamey.free.fr/).

NICOLE KOCH

« Après une brève formation à l’école d’Arts appliqués à Paris, elle suit les cours du soir, place des Vosges et à l’atelier de gravure Marage 18ème. Elle séjourne plusieurs années en Angleterre pendant lesquelles elle se forme à la lithographie et à la gravure à Sir John Cass de Londres.
Elle s’installe en 1981 à Crest avec Fred Tippett et ouvrent ensemble un atelier d’encadrement, au sein duquel « Archipel » développe des projets d’expositions collectives.
(…)
Sa peinture est principalement abstraite, évoquant parfois un univers végétal.
Ma peinture puise son inspiration dans les récits de voyages, ils ouvrent dans mon imaginaire des espaces infinis, territoires colorés, géographies humaines à rêver.
Je construis mon vocabulaire de formes et de couleurs dans la nature toute simple des choses et des êtres et joue de ma propre étrangeté pardelà la réalité et la beauté du monde. »
LE BEC, journal numérique de la Vallée de la Drôme
3 mai 2020

DIDIER HAMEY

« La tentation est grande pour qui s’intéresse aux artistes d’interpréter, les images qu’ils nous donnent à voir.
Pourquoi cette image ? Comment ? Que dit-elle ?
En parcourant l’œuvre de Didier Hamey, peuplé d’êtres hybrides et joyeux entretenant dans une parfaite harmonie des relations pour le moins équivoques, vient assez rapidement à l’esprit le triptyque du Jardin des Délices de Jérôme Bosch (1453-1516). Cette œuvre magistrale continue de faire débat et l’on cherche encore à décrypter le détail des intentions du peintre qui représente un monde imaginaire fourmillant de personnages dont les attitudes insolites n’ont rien de commun avec une vie terrestre ordinaire. Folie, rêverie, symboles, paraboles, cocasseries, le panneau concentre ces composantes qui laissent si peu de place à la rationalité au profit de la liberté d’imagination. Il est vrai que l’expression de la liberté prise à bras le corps et sans complexe de jugements, donne lieu à la plus grande incompréhension pour un public en recherche permanente de repères.
L’œuvre de Didier Hamey est à rapprocher de cette famille d’images fantaisistes qui, loin d’être gratuites, sont assez éloignées du monde non moins fantaisiste de l’illustration. Elles n’illustrent pas un monde, elles forment un monde et véhiculent des sens cachés à fortes charges symboliques. L’une d’elles s’intitule Le jardin des délicieux. Il y a là une façon de revendiquer un lignage sans se prendre au sérieux qui est la marque d’un artiste qui manie l’humour avec une subtilité consommée. Cependant, a aucun moment cette revendication n’a été si clairement exprimée, et nous verrons à quel point Hamey est un artiste taquin qui construit une œuvre en forme d’hymne dont l’Amour est le cœur, et la joie, l’amitié, la fécondité et l’érotisme, les épicentres d’un même univers.
(…) » PAUL RIPOCHE

www.chezeugene.org – © 2020 Les Amis d’Eugène

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